Saint François de Laval

Béatifié en 1980 par S. Jean-Paul II, canonisé le 3 avril 2014 par François I, S. François de Laval était le premier évêque Catholique Romain des vastes contrés de l’Amérique du Nord. Sa fête est le 6 mai, jour de sa mort.

Né François-Xavier de Montmorency-Laval de Montigny, le 30 avril 1622 ou 1623 à Montigny-sur-Avre, France, et décédé le 6 mai 1708 à Kebec, Capitale de la Vice-Royauté de Nouvelle-France, aujourd’hui la Ville de Québec, Canada. Ordonné prêtre en 1647, il provenait d’une noble famille française, et renonçant à ses droits et domaines, il devint évêque et vicaire apostolique en Nouvelle-France, en juin 1658. Il fonda le Séminaire de Québec en 1663 qui poursuit encore son œuvre de nos jours.

 

16 JUIN 1659 – Arrivé de Mgr Laval à Québec.

Source : 366 Anniversaires Canadiens Élie de Salvail

Mgr François de Montmorency Laval naquit le 30 avril 1622, dans le diocèse de Chartres. Il fit ses études chez les Jésuites de Laflèche et fut ordonné prêtre le 23 septembre 1647. Issu d’une famille illustre, il aimait cependant et pratiquait l’humilité d’une façon héroïque.

On l’a vu faire plusieurs longs pèlerinages à pied, sans argent, mendiant son pain, et cacher à dessein son nom, afin de ne rien perdre de la confusion de mépris et des mauvais traitements ordinaires dans ces occasions et qui ne lui furent pas épargnés. Il s’en félicitait comme les apôtres, et remerciait Dieu d’avoir quelque chose à souffrir pour son amour.

Auteur des Mémoires de la vie de Mgr de Laval

Sacré évêque de Pétrée le 8 décembre 1658, Mgr de Laval s’embarqua pour sa nouvelle patrie le jour de Pâques 1659. Le 16 juin 1659, le vaisseau qui le portait jetait l’ancre dans la rade de Québec où il fut reçu au son des cloches et au bruit de l’artillerie.

Le jour même de son arrivée, Mgr de Laval tint sur les fonts baptismaux un petit Huron et se rendit dans la cabane d’un moribond pour lui administrer les derniers sacrements. À peine débarqué à Québec, Mgr de Laval constata les effets désastreux du trafic de l’eau-de-vie ; il excommunia ceux qui continuèrent ce commerce illicite en dépit de ses exhortations et de ses remontrances.

Il y a dans ce pays des Français si misérables et sans crainte de Dieu, qu’ils perdent tous nos nouveaux chrétiens, leur donnant des boissons très violentes, comme de vin et d’eau-de-vie… ces boissons perdent tous ces pauvres gens les hommes, les femmes, les garçons et les filles mêmes… ils sont pris tout aussitôt et deviennent comme furieux. Ils courent avec des épées et d’autres armes, et font fuir tout le monde, soit de jour, soit de nuit… il s’ensuit de là des meurtres, des brutalités monstrueuses et inouïes… Mgr, notre prélat, a fait tout ce qui se peut imaginer pour en arrêter le cours, comme une chose qui ne tend à rien de moins qu’à la destruction de la foi et de la religion dans ces contrées. Il a employé toute sa douceur ordinaire pour détourner les Français de ce commerce si contraire à la gloire de Dieu et au salut des sauvages. Ils ont méprisé ses remontrances, parce qu’ils sont maintenus par une puissance séculière qui a la main forte… mais enfin le zèle de la gloire de Dieu a emporté notre prélat et l’a obligé d’excommunier ceux qui exerçait ce trafic. Ce coup de foudre ne les a pas plus étonnés que le reste ; ils n’en ont tenu compte disant que l’Église n’a pas de pouvoir sur les affaires de cette nature Il a pensé mourir de douleur à ce sujet, et on le voit sécher sur pied.

Lettre de sainte Marie de l’Incarnation à son fils Bénédictin.

Dévoré d’un zèle apostolique, le vaillant évêque parcourt sans relâches son immense vicariat. En été, monté dans un léger canot, il rame lui-même pour hâter la marche du frêle esquif ; l’hiver, sa chapelle sur le dos, il s’aventure, en raquettes, sur la plaine glacée. En 1660, il confirme au Château-Richer, à Québec, aux Trois-Rivières et à Montréal. Dans cette dernière ville, parmi les confirmants, on voit le nom de Paul de Chomedey, l’illustre fondateur de Ville-Marie.

Le 24 juin 1668, l’évêque est reçu à Tadoussac par 400 sauvages au bruit d’une fusillade nourrie et au milieu d’enthousiastes acclamations ; cinq jours après il administrait le sacrement de confirmation à 149 personnes. En 1701, il entreprend encore un long voyage et va administrer le sacrement de confirmation à Montréal et dans les paroisses des environs. Le saint prélat s’éteignit le 6 mars 1708, âgé de quatre-ving-six ans ; il était évêque depuis cinquante ans et avait gouverné l’Église de la Nouvelle-France pendant trente-cinq ans.

Armoiries de S. François de Laval

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