Sainte Marie de l’Incarnation

Marie Guyart, en religion Marie de l’Incarnation, naquit à Tours, France, en 1599. À dix-huit ans, elle épousait, par esprit d’obéissance, Claude-Joseph Martin, fabricant de soieries à Tours, bon citoyens et excellent catholique. Elle eut un fils, dom Claude Martin, qui se fit bénédictin ; il écrivit la vie de sa mère et devint prieur à Meulant.

Claude-Joseph Martin étant mort, Marie retourna chez son père. Là, elle vaquait aux travaux du ménage, surveillait son enfant, confectionnait des nappes pour les autel, soignait les pauvres et les infirmes. « Pour honorer Jésus-Christ dans la personne de ses membres souffrant, ma mère, dit dom Claude, faisait asseoir ses protégés dans son fauteuil ; puis se mettant à genoux devant eux, elle pensait leurs maux, lavait leurs plaies, ne craignait pas d’en approcher le plus près possible son visage, afin d’en respirer la mauvaise odeur. »

Se sentant vivement attirée chez les Ursulines, Marie quitta son fils âgé de 11 ans, le 25 janvier 1631. Favorisée de grâces extraordinaire, elle vit le Canada, immense pays couvert de ténèbres profondes, et sur lequel veillaient Marie et Joseph. Plus tard, une voix lui dit clairement : « C’est le Canada que je t’ai montré et il faut que tu y ailles fonder une maison à Jésus et à Marie. » – « Seigneur, répondit la généreuse Ursuline, je ne puis rien mais vous pouvez tout ». Peu après, dans une nouvelle vision, elle entendit ces paroles de son divin époux : « Demande-moi par le cœur de Jésus, mon très aimable Fils ; c’est par lui que je t’exaucerai ». C’était quarante ans avant les apparitions de Notre-Seigneur à sainte Marguerite-Marie Alacoque.

Madame de la Peltrie, guérie miraculeusement, avait fait vœu en l’honneur de saint Joseph d’aller au Canada pour y bâtir une église et y fonder une école. Le 4 mai 1639, elle s’embarqua à Dieppe, pour la Nouvelle-France, en compagnie de Mère de l’Incarnation et d’une autre sœur.

Arrivées à Québec le 1er août 1639, nos religieuses étudient avec ardeur les langues sauvages et, bientôt, elles enseignent aux jeunes Indiennes les vérités de la religion ; les petites Canadiennes ne furent pas négligées non plus.

Deux violents incendies n’abattirent pas le courage des bonnes religieuse qui virent leur nombre s’accroître et le bien se faire autour d’elles. Marie de L’Incarnation mourut à Québec, le 30 avril 1672. Bossuet l’appelait la Thérèse de la Nouvelle-France. Ses lettres à son fils sont d’un intérêt captivant et révèlent une sainteté peu ordinaire.

À propos de notre pays elle écrivait : « Le Canada est un pays spécialement gardé par la Providence. » Pie IX a déclaré vénérable Marie de l’Incarnation, le 15 septembre 1877. Jean-Paul II la béatifia en 1980, et le 2 avril 2014, François I la canonisa au côtés de S. François de Laval.

Source : 366 Anniversaires Canadiens

Œuvres :

Catéchisme de Sainte Marie de l’Incarnation

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